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	<title>Ambriva | Société de change à impact</title>
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	<title>Ambriva | Société de change à impact</title>
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		<title>Comment créer un pricer de change à terme ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 06:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de change & couverture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment créer un pricer de change à terme ? Produits de change &#38; couverture 23 juin 2026 → Catégorie : Expert▲▲▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/65SvSYF5izU Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite des taux de change à terme, c&#8217;est à dire des taux pour traiter une devise contre une autre à une date future. La compréhension de la relation entre les taux de change au comptant et les taux à terme est fortement utile pour les décideurs ayant à gérer un risque de taux de change (voir notre article Qu&#8217;est ce que le risque de change ?). Cet article est la continuation de notre article Qu&#8217;est-ce que les points de swap ? Nous expliquons ici comment construire un pricer de change à terme sur Excel. Définition Un pricer est un outil de construction des prix, fréquemment sur Excel. Les pricers sont les outils des traders teneurs de marché pour déterminer les cotations qu&#8217;ils proposent à leurs clients. A notre connaissance, il n&#8217;y a pas de traduction en française satisfaisant pour pricer. Une expression approchante serait « moulinette à prix ». Mise en garde et bon sens Les informations suivantes sont fournies à titre gracieux à son aimable clientèle ainsi qu&#8217;au grand public. Ne prenez pas de décision sur cette base uniquement. Nous vous conseillons de vous rapprocher de nos experts Ambriva. Les résultats du calcul doivent toujours être confrontés à des données de marché pour effectuer un contrôle de cohérence. Si vous obtenez un résultat aberrant nous conseillons de POSER LES FLUX pour décomposer le raisonnement. Données nécessaires Pour calculer un cours à terme il est nécessaire de connaitre le cours au comptant, qui est facile à obtenir. Par contre, il faut aussi les courbes de taux d&#8217;intérêt (ensemble de taux pour des maturités différentes) pour les 2 devises. Les données sur les taux d&#8217;intérêt sont plus difficiles à trouver. Il faut utiliser les taux d&#8217;intérêt du marché interbancaire et non ceux des obligations d&#8217;état car les ce sont les banques qui prêtent et empruntent entre elles pour proposer des cours à terme. Notre article sur La théorie de la parité des taux d’intérêt couverte explique le mécanisme. Généralement, les obligations d&#8217;état ont des taux plus bas que le marché interbancaire (voir notre article sur la prime de risque). Pour les taux à terme, il faut utiliser des taux dit de dépôt, pour un prêt non garantie sur la durée, et non les taux des swaps de taux d&#8217;intérêt. Voir notre article sur les swaps de taux d&#8217;intérêt. Néanmoins, les taux de dépôt sont difficile à trouver alors à défaut nous utiliserons les taux des swaps de taux d&#8217;intérêt ou les taux des obligations d&#8217;état. Pour chaque devise, il faut connaitre la base monétaire. (voir notre article sur la base monétaire). Enfin, les cours à terme prennent en compte une fourchette bid ask entre le taux de prêt et d&#8217;emprunt. Il n&#8217;est pas obligatoire de créer un pricer avec une fourchette bid ask. Voir notre article Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une opération de change au comptant ? Comment fonctionne une cotation ? qui explique la fourchette de cotation. Calcul Il y a un calcul pour chaque maturité, pour le bid et le ask. La formule est BAZPRI à terme = BAZPRI spot x (1+ taux d&#8217;intérêt PRI x nb jours / base PRI) / (1+ taux d&#8217;intérêt BAZ x nb jours / base BAZ) ; BAZ étant la devise de base et PRI la devise de prix. Points de swap BAZPRI = BAZPRI à terme &#8211; BAZPRI spot Pour le bid : le teneur de marché (TM) achète à terme de l&#8217;EUR : donc le TM achète l&#8217;EUR en spot (au bid) ; puis prête l&#8217;EUR (au ask) et emprunte le ZAR (au bid) Pour le ask : le teneur de marché (TM) vend à terme de l&#8217;EUR : donc le TM vend l&#8217;EUR en spot (au ask) ; puis emprunte l&#8217;EUR (au bid) et prête le ZAR (au ask) On remarque que le TM gagne sur la fourchette du spot mais aussi si les fourchettes de taux d&#8217;intérêt des 2 devises. Exemple Source : auteur, 2016 Le tableau Excel suivant a été construit en 2016 sur la base des taux d&#8217;intérêt en euro et rand. L&#8217;avantage d&#8217;un pricer et de permettre d&#8217;actualiser rapidement des prix. Les points de swap EUZAR 5 ans cotent 49 000 bid / 51 500 le 05 novembre 2025 (Source [1]) Pour retrouver ce niveau nous devons mettre à jour les taux d&#8217;intérêt. Pour l&#8217;euro nous utiliserons le swap de taux d&#8217;intérêt 5 ans à 2,35% (Source [2]) auquel est ajouté 0,50% de prime de risque du marché interbancaire pour 5 ans plus une marge de 0,05% de chaque coté soit : bid 5 ans taux intérêt EUR = 2,35% + 0,50% &#8211; 0,05% = 2,80% ; ask 5 ans taux intérêt EUR = 2,35% + 0,50% + 0,05% = 2,90% Pour le rand, nous prenons le swap de taux d&#8217;intérêt 5 ans à 6,85% (Source [3]) est ajouté 1,50% de prime de risque pays (basé sur le niveau du CDS de l&#8217;Afrique du Sud, Source [4]) plus 0,25% de prime de risque du marché interbancaire pour 5 ans (seulement 0,25% car nous considérons ici qu&#8217;une partie du risque interbancaire est déjà compté dans le risque pays) plus une marge de 0,05% de chaque coté  soit : bid 5 ans taux intérêt ZAR = 6,85% + 1,50% + 0,25% &#8211; 0,05% = 8,55% ; ask 5 ans taux intérêt ZAR = 6,85% + 1,50% + 0,25% + 0,05% = 8,65% Notre résultat est de 48 932 / 51 015, il est cohérent avec le niveau relevé sur Investing. Ne vous attendez pas a retrouver le nombre exact sur uen maturité 5 ans car sur une durée aussi longue une petite variation de taux d&#8217;intérêt à un gros</p>
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		<title>La couverture naturelle du risque de change : et si le trésorier revenait au début de la chaîne de valeur ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marine Bona]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 11:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Gestion du risque de change]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La couverture naturelle du risque de change : et si le trésorier revenait au début de la chaîne de valeur ? Gestion du risque de change 18 juin 2026 Article rédigé par Sébastien Oum, CEO d&#8217;Ambriva, cabinet conseil indépendant spécialisé dans la gestion du risque de change pour les PME et ETI à l&#8217;international pour l&#8217;Association Française des Trésoriers d&#8217;Entreprise (AFTE). La couverture naturelle ne cherche pas à neutraliser le risque de change une fois qu&#8217;il existe. Elle agit en amont, sur la structure même des flux commerciaux et opérationnels de l&#8217;entreprise, pour qu&#8217;il n&#8217;existe pas ou presque plus. Depuis le début de l&#8217;année, les marchés des changes ont retrouvé une volatilité significative Réalignements rapides des parités, divergences de politiques monétaires, incertitudes géopolitiques, retour de l&#8217;inflation : autant de facteurs qui rappellent aux PME et ETI exportatrices ou importatrices leur&#160;exposition structurelle au risque de change. Pour beaucoup, ces mouvements de devises se traduisent par des impacts immédiats sur les marges, souvent subis plus qu&#8217;anticipés. Face à ce contexte, deux réflexes coexistent dans les entreprises. Le premier, dominant, consiste à recourir aux instruments financiers de couverture, forwards, options. Le second, moins systématique mais souvent plus puissant, consiste à réduire l&#8217;exposition avant même d&#8217;envisager de la couvrir. C&#8217;est ce qu&#8217;on appelle la&#160;couverture naturelle du risque de change. Le risque naît dans le business, pas en trésorerie Voici une situation banale : votre acheteur négocie un contrat en dollars, votre commercial fixe le prix en yens, et vous, le trésorier, vous héritez de l&#8217;exposition. En urgence. À un coût élevé. Ce n&#8217;est pas une caricature. C&#8217;est le quotidien de milliers d&#8217;entreprises dans des filières financières. Et si l&#8217;heure était venue de tout recâbler ? Dans la majorité des entreprises internationales, la trésorerie traite le risque de change&#160;a posteriori&#160;: les décisions commerciales et industrielles sont prises, puis le trésorier hérite des expositions à couvrir. Or le risque naît bien avant dans les choix de devises de facturation, dans la localisation des fournisseurs, dans l&#8217;organisation des flux inter-entreprises. En ignorant cette réalité, l&#8217;entreprise neutralise les symptômes au lieu d&#8217;agir sur les causes, via des instruments financiers nécessaires mais coûteux et imparfaits. Ce qu&#8217;est vraiment la couverture naturelle du risque de change La couverture naturelle repose sur une idée simple : faire se compenser encaissements et décaissements dans une même devise, réduisant ainsi&#160;l&#8217;exposition nette avant tout recours au marché. Concrètement, cela passe par plusieurs leviers : L&#8217;alignement des devises d&#8217;achat et de vente&#160;: facturer en dollars un client américain et sourcer une partie de ses fournisseurs en dollars crée une compensation naturelle. La redéfinition de la facturation par zone géographique&#160;: certaines zones permettent de consolider des flux en une même devise. Les clauses contractuelles adaptées&#160;: prévoir des mécanismes d&#8217;ajustement de prix selon les variations de change dans les contrats à long terme. Les hubs régionaux&#160;: organiser la production ou les ventes depuis des zones monétaires qui correspondent aux expositions de l&#8217;entreprise. La réorganisation des flux intra-groupe&#160;: pour les groupes, compenser les positions entre entités plutôt que de les couvrir individuellement. Chaque exposition évitée représente une volatilité supprimée durablement, sans coût financier récurrent. C&#8217;est structurellement plus efficace qu&#8217;un renouvellement trimestriel de couvertures financières. Point clé :&#160;La couverture naturelle n&#8217;est pas une alternative à la couverture financière. C&#8217;est un levier à activer en premier, dès lors que le rapport de force commercial et l&#8217;organisation opérationnelle le permettent. La couverture financière intervient ensuite, sur le résidu d&#8217;exposition que la structure ne peut pas absorber. Quand la couverture naturelle fonctionne et quand elle est limitée Cette stratégie fonctionne bien lorsque l&#8217;entreprise dispose de marges de manœuvre sur sa chaîne de valeur. Elle suppose plusieurs conditions réunies : Une présence locale permettant de facturer et d&#8217;acheter dans une même devise. Une base de fournisseurs et clientèle suffisamment diversifiées pour arbitrer les devises. La capacité à réorganiser les flux intra-groupes ou à régionaliser certaines activités. En revanche, la couverture naturelle se heurte à des limites réelles dans certains contextes. Fournisseurs dominants imposant leur devise, clients stratégiques refusant tout changement de monnaie de facturation, forte spécialisation géographique de la production ou des ventes, dans ces cas, la pression commerciale ou industrielle limite fortement les possibilités d&#8217;ajustement. La couverture financière conserve alors un rôle central. Critère Couverture naturelle Couverture financière Coût récurrent Nul (coût structurel one-shot) Prime / spread à chaque opération Durée de protection Permanente si structure maintenue Limitée à la durée du contrat Dépend du marché des changes Non Oui Facilité de mise en œuvre Nécessite décisions commerciales/opérationnelles Rapide, instruments disponibles Flexibilité en cas de changement Plus difficile à défaire Ajustable rapidement Idéal pour Expositions structurelles et récurrentes Expositions résiduelles ou ponctuelles La leçon des grands groupes pharmaceutiques suisses Exemple concret Les grands groupes pharmaceutiques suisses, confrontés pendant des décennies à un franc fort, ont érigé la couverture naturelle en première ligne de défense. À court terme, ils semblaient moins performants que des concurrents concentrant toute leur production là où le taux de change les favorisait. Mais au premier retournement, ces derniers ont subi de plein fouet la correction. La résilience a un prix et il se paye en amont. Ce n&#8217;est pas un détail dans leur histoire financière, c&#8217;est un choix stratégique délibéré qui a tenu sur plusieurs cycles de change. Du pompier à l&#8217;architecte : comment le rôle du trésorier doit évoluer Pour que cette approche fonctionne, le rôle du trésorier doit évoluer. Il ne s&#8217;agit pas seulement de couvrir&#160;a posteriori, mais de participer en amont aux décisions structurantes. Cela se traduit par des interactions concrètes avec d&#8217;autres fonctions de l&#8217;entreprise : Avec les acheteurs&#160;: sur les devises de contrat et les clauses d&#8217;indexation. Avec les commerciaux&#160;: sur le&#160;pricing&#160;en devises et les conditions de révision de prix. Avec les opérationnels&#160;: sur l&#8217;allocation des risques entre zones géographiques. Avec la direction générale&#160;: sur les arbitrages de localisation industrielle ou d&#8217;organisation des hubs régionaux. Cela exige une compréhension fine des modèles économiques, une présence dans les instances de décision transverses, et un langage orienté valeur pas uniquement finance. Ce changement est</p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que les points de swap ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 06:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Produits de change & couverture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;est-ce que les points de swap ? Produits de change &#38; couverture 16 juin 2026 → Catégorie : Approfondissement▲▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/jS3sSj3aWio Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite des taux de change à terme, c&#8217;est à dire des taux pour traiter une devise contre une autre à une date future. La compréhension de la relation entre les taux de change au comptant et les taux à terme est fortement utile pour les décideurs ayant à gérer un risque de taux de change (voir notre article Qu&#8217;est ce que le risque de change ?). Le change à terme est rarement utilisés par les particuliers, sauf exception (par exemple pour les français travaillant en suisse). Définition Un taux de change au comptant (spot) se négocie avec une date de règlement livraison à j+2, soit 2 jours ouvrés après la date de négociation. (Voir notre article Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une opération de change au comptant ? Comment fonctionne une cotation ?). Si les contreparties de l&#8217;opération souhaitent une date de règlement livraison plus éloignée ou plus proche, on appliquera au taux de change au comptant des points de swap pour calculer le taux à terme. L&#8217;opération sera alors une opération à terme (forward). Pour les opérations entre banques, il est possible sur les principales devises d&#8217;avoir un règlement livraison en j+1. Pour traiter en date de valeur jour il faut que l&#8217;opération soit traiter avant l&#8217;heure maximal (dite heure de cut off) pour que le back office ait le temps de traiter l&#8217;opération. Pour les opérations avec les entreprises et les particuliers le délai peut au contraire être supérieur à j+2. (Voir notre article Règlement-livraison d&#8217;une opération de change). Dans ce cas les points de swap (voir paragraphe suivant) ne sont généralement pas indiqués car peu significatif sur quelques jour et compris dans la cotation de la banque. Vocabulaire Les points de swap, aussi appelés points de terme ou pips, indiquent la différence entre le cours au comptant et le cours à terme. Ces points sont généralement indiqués en 1/10000. Cette habitude de cotation peut être troublante au début. Prenons pour  exemple l&#8217;EURUSD qui cote 1,1490 le 04 novembre 2025 ; au même moment les points de swap pour du trois mois sont cotés à 57,75. On ne voit pas trop le rapport entre 1,1490 et 57,75&#8230; En fait il faut diviser 57,75 par 10 000 pour obtenir 0,005775 en points de swap qu&#8217;on ajoute à 1,1490 pour obtenir 1,154775, le cours auquel on peut traiter l&#8217;EURUSD pour livraison dans 3 mois. Pourquoi cette pratique ? La raison est de faciliter la cotation entre trader au téléphone. Pour le teneur de marché il est plus facile de dire « Sur le 3 mois je suis 55 à 60 » que « Sur le 3 mois je suis 0,0055 à 0,0060 ». Voir notre article Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une opération de change au comptant ? Comment fonctionne une cotation ? qui explique la fourchette de cotation. Calcul des points de swap Les points de swap sont la résultante du différentiel de taux d&#8217;intérêt entre 2 devises. Cette relation est détaillée dans notre article sur La théorie de la parité des taux d’intérêt couverte. La formule est la suivante : BAZPRI à terme = BAZPRI spot x (1+ taux d&#8217;intérêt PRI x nb jours / base PRI) / (1+ taux d&#8217;intérêt BAZ x nb jours / base BAZ) ; BAZ étant la devise de base et PRI la devise de prix. Points de swap BAZPRI = BAZPRI à terme &#8211; BAZPRI spot Les points sont ensuite multipliés par 10 000 pour faciliter la cotation (cela dépend des devises). Exemple : EURZAR à terme = EURZAR spot x (1+ taux d&#8217;intérêt ZAR x nb jours / base ZAR) / (1+ taux d&#8217;intérêt EUR x nb jours / base EUR) ; Points de swap EURZAR = EURZAR à terme &#8211; EURZAR spot Report et déport Quand le cours au comptant est inférieur au cours à terme, les points de swap sont positifs, on parle de report (on utilise aussi le terme de contango sur les marchés de matières premières).  C’est le cas de l’EURUSD dans notre exemple précédent. Quand le cours au comptant est supérieur terme, les points de swap sont négatifs, on parle de déport (on utilise aussi le terme de backwardation sur les marchés de matières premières). Exemple de cotation sur Bloomberg Source : Bloomberg, 2016 Dans cet écran de cotation, la date de spot est le 10 février 2016 (02/10/16 en format anglais), si on veut décaler le règlement livraison d&#8217;un jour, pour le bid des points de 36,66 s&#8217;applique soit 18,0220 + 36,66/10 000 = 18,025666. On constate que dans le cas de l&#8217;EURZAR le déport est important car le différentiel de taux d&#8217;intérêt entre l&#8217;euro et le ZAR (rand sud africain) était à l&#8217;époque très important, avec un taux euro 3 ans de 0,30% et un taux rand de 9,50%, d&#8217;où un taux à terme à 3 ans de 23,88 contre 18 en spot ! Nous remarquerons que, dans ce cas, le taux à terme n&#8217;a pas été un prédicteur du taux spot futur car 3 ans après en février 2019 le rand n&#8217;avait pas baissé à 23,88 au contraire il était monté à 16 ! (Rappelons que le prix EURZAR est le prix d&#8217;un euro exprimé en rand, si le prix baisse c&#8217;est l&#8217;euro qui baisse donc le rand qui monte, si cela n&#8217;est pas clair nous conseillons de relire notre article sur Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une opération de change au comptant ? Comment fonctionne une cotation ?). Exemple de cotation sur Investing Il est possible de trouver les cotations à terme sur investing.com pour certaines paires de devises. Il faut passer par la cotation spot (avec le code ISO, par exemple EURZAR) puis cliquer sur « Taux anticipés ». Nous noterons que Taux anticipés est une traduction</p>
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		<title>La roupie mauricienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 06:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus devises & zones géographiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La roupie mauricienne Focus devises &#38; zones géographiques 8 juin 2026 → Catégorie : Débutant ▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/C8SxM10msPQ Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite d&#8217;une devise du marché des changes : la roupie mauricienne (MUR). L&#8217;Île Maurice est voisine de la Réunion et une diaspora significative vit en France, elle est donc susceptible d&#8217;être utilisée par nos lecteurs. Nous espérons que cet article sera utile aux décideurs responsables de la gestion du financement et du risque de change en entreprise, mais aussi à toute personne intéressée par l&#8217;investissement ou le commerce avec l&#8217;Île Maurice. Faits généraux sur l&#8217;Île Maurice L&#8217;Île Maurice est une ancienne colonie néerlandaise (1638-1710), française (1715-1810), puis britannique (1810-1968). La population est de 1 214 000 habitants en 2024. La population est souvent multilingue et parle le créole mauricien (dérivé du français), le français et l&#8217;anglais. Les taux d&#8217;intérêt directeurs de la banque centrale, la Bank of Mauricius, sont de 4,50% pour le key rate depuis le 12 novembre 2025 et de 3,25% pour l&#8217;Overnight Interbank rate depuis le 27 janvier 2026 (source [1]). Les taux d&#8217;intérêt des obligations d&#8217;état de la République de Maurice libellés en roupies mauriciennes sont de 4,30% à 1 an, 5,60% à 10 ans et 6% à 20 ans en janvier 2026 (source [2]). Attractivité de l&#8217;Île Maurice pour les entreprises françaises Maurice se distingue par sa réputation internationale en matière de gouvernance et de climat des affaires. Le pays est régulièrement bien classé dans les indicateurs africains de facilité à faire des affaires et de compétitivité. Pour les entreprises françaises, l’Île Maurice représente ainsi une porte d’entrée crédible, sécurisée et fiscalement optimisée vers les marchés africains et de l’océan Indien, tout en offrant un environnement stable et prévisible pour un développement à long terme. Le pays affiche un taux d’ouverture commerciale élevé, une inflation globalement maîtrisée (malgré 10,8% d&#8217;inflation en 2022, 7,1% en 2023 et 3,4% en 2024, source [3])  et une politique pro-entreprises assumée. Les autorités mauriciennes ont développé un écosystème favorable aux investissements étrangers, reposant sur une fiscalité attractive : impôt sur les sociétés plafonné à 15 %, absence de taxe sur les plus-values et possibilité de régimes d’exonérations partielles dans certains secteurs stratégiques (services financiers, TIC, innovation, économie bleue). Pour les entreprises françaises, Maurice joue également un rôle de plateforme régionale. Grâce à son vaste réseau de conventions de non-double imposition, notamment avec de nombreux pays africains et avec la France, l’île est souvent utilisée comme hub d’investissement vers l’Afrique subsaharienne, en particulier pour les activités financières, juridiques, de conseil et de gestion régionale. La convention fiscale franco-mauricienne renforce la sécurité des flux d’investissements et de dividendes. L’attractivité mauricienne repose aussi sur le capital humain. La population est majoritairement bilingue français-anglais, avec un bon niveau de qualification dans les domaines de la finance, du numérique, de l’ingénierie et des services. Cette proximité linguistique et culturelle facilite l’implantation et la gestion des filiales françaises. Par ailleurs, le cadre de vie, la stabilité politique et la qualité des infrastructures constituent des atouts non négligeables pour attirer des talents expatriés. Selon le FMI, la France a un stock d’IDE s’élevant à 3,3 Md USD fin 2023 (soit 22,1 % du PIB). Selon la Banque centrale de Maurice, la France a été en 2024 le 1er investisseur en termes de flux d’IDE (hors Global Business), concentrant 28,9 % des flux entrants (180,7 M EUR, dont 3,5 M EUR en provenance de La Réunion). Elle devance ainsi l’Afrique du Sud (14,1 %) et la Suisse (7,1 %), confirmant la solidité et la diversification de sa présence économique sur l’île (source [4]). Paiements internationaux avec l&#8217;Île Maurice Les paiements internationaux avec l’Île Maurice s’inscrivent dans un cadre largement libéralisé, ce qui constitue l’un des principaux atouts du pays pour les entreprises et les investisseurs étrangers. Maurice a progressivement démantelé ses restrictions financières depuis les années 1990 et applique aujourd’hui un régime de libre circulation des capitaux. Il n’existe pas de contrôle des changes à Maurice. Les entreprises et les particuliers peuvent librement ouvrir des comptes en devises, effectuer des paiements internationaux, rapatrier des dividendes, rembourser des prêts ou transférer des capitaux sans autorisation préalable de la Banque de Maurice. Les opérations sont simplement soumises aux obligations classiques de conformité bancaire (KYC, lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme). Sur le plan fiscal, Maurice ne prélève pas de taxe spécifique sur les paiements en devises, ni de taxe sur les transactions financières transfrontalières. Il n’existe pas d’équivalent d’une taxe sur les flux de capitaux, d’un impôt sur les virements internationaux ou d’une taxe sur les conversions de devises. Les coûts associés aux paiements internationaux sont donc essentiellement bancaires (frais SWIFT, marges de change, commissions de correspondants). Les paiements internationaux sont majoritairement effectués via le réseau SWIFT, et les devises les plus utilisées sont l’euro, le dollar américain et la livre sterling. Maurice dispose d’un secteur bancaire international développé, avec de nombreuses banques locales et étrangères capables de gérer des flux multidevises complexes. Enfin, la stabilité du cadre réglementaire et l’absence de restrictions sur les paiements contribuent à la réputation de Maurice comme centre financier international. Pour les entreprises françaises, ce régime facilite les échanges commerciaux, le financement intragroupe, le versement de dividendes et l’utilisation de Maurice comme plateforme régionale vers l’Afrique et l’océan Indien, sans friction réglementaire sur les flux financiers. Les échanges internationaux de l&#8217;Île Maurice Les échanges internationaux de l’Île Maurice sont un élément central de son économie, illustrant une forte ouverture commerciale avec le reste du monde. En 2024, le commerce extérieur (biens et services) représentait environ 145 % du PIB, ce qui reflète l&#8217;intégration de l’île dans les flux internationaux malgré sa petite taille économique. Sur le plan des biens, Maurice importe nettement plus qu’elle n’exporte, entraînant un déficit commercial structurel. En 2024, les importations</p>
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		<title>Le dirham marocain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 06:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus devises & zones géographiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dirham marocain Focus devises &#38; zones géographiques 5 juin 2026 → Catégorie : Débutant▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/_wr0f8Zfl5Q Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite d&#8217;une devise du marché des changes : le dirham marocain (MAD). Elle est susceptible d&#8217;être utilisée par nos lecteurs de part la proximité géographique et historique de ce pays avec la France. (voir notre article sur le marché des changes pour des ordres de grandeurs sur le marché des changes) Il sera utile aux décideurs responsables de la gestion du financement et du risque de change en entreprise, mais aussi à toute personne intéressée par la compréhension du marché des devises. Faits généraux sur le dirham marocain Le mot dirham est dérivé de la drachme grecque. Le dirham est rétabli en tant que monnaie du Maroc en 1959 suite à l&#8217;indépendance de 1956. La banque centrale du Maroc est la Bank Al-Maghrib, elle exerce un contrôle sur le taux de change du dirham. Un nouveau régime de change a été mis en place à partir du 15 janvier 2018, il consiste à fixer le taux de change du dirham à l&#8217;intérieur d&#8217;une bande de fluctuation de ±2,5 %, au lieu de ±0,3 % précédemment, autour d&#8217;un taux central déterminé par la Bank Al-Maghrib sur la base d&#8217;un panier de devises composé de 60 % d&#8217;euro et 40 % de dollar américain. Cette politique explique la grande stabilité du dirham par rapport à l&#8217;euro Attractivité du Maroc pour les entreprises françaises Le Maroc est un pays particulièrement attractif pour les entreprises françaises, en raison de liens économiques historiques, d&#8217;opportunités de croissance sectorielle et d’un environnement propice aux investissements étrangers. En 2023, les échanges commerciaux bilatéraux entre la France et le Maroc ont atteint environ 14,1 milliards d&#8217;euros, faisant du Maroc le premier partenaire commercial de la France en Afrique et la France le deuxième client et fournisseur du royaume. Cette dynamique reflète une intégration croissante du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, notamment dans l&#8217;automobile, l&#8217;aéronautique et l&#8217;industrie manufacturière qui attirent des entreprises françaises (source [1]). Sur le plan des investissements directs étrangers (IDE), la France demeure le principal investisseur étranger au Maroc. En 2023, les IDE français représentaient environ 31 % du total du stock d&#8217;IDE, avec plus de 1 000 filiales d&#8217;entreprises françaises employant environ 150 000 personnes dans des secteurs clés tels que l&#8217;industrie, les services, les infrastructures et les énergies renouvelables. De plus, en 2024, la France a maintenu sa position de leader avec plus de 13,5 milliards de dirhams investis, soit plus de 30 % des flux d&#8217;IDE du pays (source [2]). L&#8217;attractivité du Maroc est renforcée par la proximité géographique et culturelle, la main-d&#8217;œuvre compétitive, les zones industrielles dédiées à l&#8217;export, ainsi que les incitations financières et fiscales offertes aux investisseurs étrangers. Par ailleurs, de grands projets industriels, dans le secteur automobile (ex. Renault, Stellantis) et de l&#8217;aéronautique, illustrent l&#8217;intérêt croissant des groupes français pour le Maroc comme plateforme d&#8217;exportation vers l&#8217;Afrique, l&#8217;Europe et le Moyen-Orient (source [3]). Ainsi, grâce à ses relations économiques solides avec la France, son potentiel de croissance et ses réformes favorables à l&#8217;investissement, le Maroc se positionne comme une destination stratégique pour les entreprises françaises souhaitant se développer à l&#8217;international. Paiements internationaux avec le Maroc Les transferts de fonds des marocains résidant à l&#8217;étranger (MRE) constituent l&#8217;un des principaux flux de paiements entrants : ils ont atteint un niveau record de plus de 12 milliards USD en 2024, soit une progression annuelle et une source essentielle de devises pour l&#8217;économie marocaine. Ces remises de fonds renforcent les avoirs de réserve en devises et soutiennent la consommation intérieure (source [4]). Sur le plan des paiements électroniques domestiques et transfrontaliers, le Maroc connaît une accélération significative de la numérisation. En 2024, les transactions par carte bancaire ont atteint 192,5 millions d&#8217;opérations pour une valeur de 63 milliards de dirhams, avec une croissance notable des paiements à l&#8217;étranger par cartes marocaines (+52 % en nombre, +37 % en valeur), reflétant l&#8217;essor du tourisme et des dépenses internationales (source [5]). Au niveau des systèmes de paiement interbancaires, Bank Al-Maghrib a enregistré une forte activité sur ses infrastructures de gros et de détail : le système de règlement brut a traité plus de 25 260 milliards de dirhams en 2024, traduisant l&#8217;intensité des paiements interbancaires domestiques et internationaux (source [6]). Malgré cette croissance numérique, le cash reste prédominant, avec une circulation fiduciaire élevée, même si les virements et paiements scripturaux progressent rapidement (source [7]). Enfin, des innovations réglementaires facilitent les paiements internationaux, comme la libéralisation des achats de devises via terminaux électroniques, renforçant l&#8217;interconnexion entre les circuits locaux et mondiaux (source [8]). Les échanges internationaux du Maroc Le Maroc est un pays fortement ouvert sur le plan commercial, où les échanges internationaux jouent un rôle majeur dans l&#8217;activité économique. Selon les données de la Banque mondiale, la somme des exportations et importations rapportée au PIB atteignait environ 95,8 % du PIB en 2024, ce qui reflète une très forte intégration du royaume dans les flux économiques mondiaux, bien au-dessus de la moyenne historique du pays et dans la moyenne mondiale des économies ouvertes (source [9]). Les échanges commerciaux du Maroc avec le reste du monde ont atteint 1 217,6 milliards de dirhams en 2024, avec 456,3 milliards de dirhams d&#8217;exportations et 761,3 milliards de dirhams d&#8217;importations. Cela a conduit à un déficit commercial de 304,9 milliards de dirhams, soit environ 19,9 % du PIB, en raison d&#8217;une demande intérieure robuste qui alimente une forte demande d&#8217;importations. A noter, le commerce sous le régime d&#8217;admission temporaire pour perfectionnement actif (ATPA) représente 45,8 % des échanges commerciaux globaux du Maroc (source [10]). L&#8217;Europe demeure le principal partenaire commercial, concentrant près de 62 % des échanges totaux en 2024, principalement avec l&#8217;Espagne, la France, l&#8217;Allemagne et l&#8217;Italie. Cette forte intégration</p>
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		<title>Fonctionnement des paiements internationaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 06:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Risque de change pour les entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fonctionnement des paiements internationaux Risque de change pour les entreprises 2 juin 2026 → Catégorie : Débutant ▲ Retrouvez cet article en vidéo https://www.youtube.com/embed/ci3zjJk2nuI?si=ICcrH4xxXVX0vqVT Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article est dédié au paiement internationaux et notamment leur rapidité. Il est la suite de notre article Règlement-livraison d&#8217;une opération de change. Il sera utile aux entreprises et aux particuliers réalisant des paiements internationaux. Le système SEPA  Un paiement national, entre deux banques appartenant à la même zone bancaires est très rapide, car il peut s&#8217;effectuer sans intermédiaire. Dans la zone euro, bien que l&#8217;euro soit une monnaie commune depuis 1999 (voir notre article sur l&#8217;histoire de la zone euro), les paiements entre deux pays membres était encore traités comme des virements internationaux jusqu&#8217;en 2014. Pourquoi ? Je ne SEPA. (blague). Grâce à l&#8217;espace unique de paiement en euros (SEPA), les clients des banques peuvent effectuer des paiements sans numéraire en euros partout dans l&#8217;Union européenne – et dans un certain nombre de pays tiers – de manière rapide, sûre et efficace, comme dans leur propre pays. Les normes harmonisées dans tous les pays SEPA ont éliminé les différences entre les paiements nationaux et transfrontaliers. Cela a contribué à rendre l&#8217;économie européenne plus efficace et plus compétitive. Le SEPA a été lancé par le secteur bancaire et des paiements européens avec le soutien des gouvernements nationaux, de la Commission européenne et de l&#8217;Eurosystème. L&#8217;Eurosystème a été très investi dans la réussite du projet SEPA, dans la mesure où le SEPA a harmonisé la manière dont les paiements autres qu&#8217;en espèces en euros sont effectués. Source [1]  Les instruments de paiement SEPA   Les instruments de paiement SEPA sont basés sur des normes techniques convenues et des règles commerciales formalisées dans les systèmes de paiement SEPA. Ces systèmes sont développés et administrés par le Conseil européen des paiements, une association internationale à but non lucratif composée de prestataires de services de paiement et d&#8217;associations de prestataires de services de paiement (voir source [2]).  1) Virement : une opération de paiement du compte du payeur vers le compte du bénéficiaire, initiée par le payeur. 2) Virement instantané : les virements instantanés sont des virements qui rendent les fonds disponibles sur le compte d&#8217;un bénéficiaire dans les dix secondes suivant l&#8217;exécution d&#8217;un ordre de paiement. 3) Prélèvement automatique : une opération de paiement du compte du payeur vers le compte du bénéficiaire, initiée par le bénéficiaire sur la base du consentement du payeur au bénéficiaire (via un mandat de prélèvement automatique). La région SEPA comprend 41 pays européens, dont des pays ne faisant pas partie de la zone euro ou de l&#8217;UE, ainsi que plusieurs territoires ayant des liens historiques avec ces pays (en date du 22 mai 2025). Si les règles du système SEPA s&#8217;appliquent dans tous les pays SEPA, d&#8217;autres règles découlant directement de la législation de l&#8217;UE (telles que les règles sur l&#8217;égalité des frais pour les transactions en euros ou les commissions de change) ne s&#8217;appliquent pas en dehors de l&#8217;UE/EEE. Source : Carte des pays de l&#8217;espace unique de paiement en euros (SEPA), source [1] Les paiements internationaux hors zone SEPA Les paiements internationaux hors zone SEPA vont potentiellement plus de temps (mais pas forcement) pour plusieurs raisons : 1) Le passage par des banques intermédiaires. Une opération en devise doit forcement passer par les comptes d&#8217;une banque correspondante dans le pays de la devise (voir notre article Règlement-livraison d&#8217;une opération de change). 2) Les décalages horaires : chaque système de paiement à des horaires et des jours d&#8217;ouverture. L&#8217;heure limite de traitement d&#8217;une opération est appelé le cut off. Une opération arrivée après le cut off sera traitée le jour ouvré suivant. Les vérifications de sécurité 3) Le degré de maturité et d&#8217;automatisation du système de paiement internationaux du pays concerné. Les devise majeures (voir notre article Risque de change pour les PME : notions de marché à connaitre) ont des systèmes de paiement robustes issues de décennies de développement. A l&#8217;inverse, certains pays ont des systèmes qui nécessitent des traitements manuels. Enfin, pour les devises pour lesquels un contrôle des change est en place, par exemple le franc CFA (voir notre article Régime de change fixe : le Franc CFA). Deux facteurs sont à considérer : la devise du paiement et le pays de destination D&#8217;après l&#8217;étude réalisée par iBanFirst sur les opérations de sa clientèle (source [3]) 64% des paiements en USD vers les USA prennent moins de 2h et seulement 6% plus de 24h, alors que pour les paiements en USD vers la Chine, 12% mettent moins de 2h et 35% plus de 24h. De manière contre intuitive, envoyer des fonds dans la devise locale ne garantit pas une arrivée plus rapide. Par exemple, les données iBanFirst montrent qu&#8217;un paiement en CNY vers la Chine n&#8217;est pas plus rapide, et peut même s&#8217;avérer légèrement plus lent qu&#8217;un paiement en USD. Le facteur clé de la rapidité du paiement est que celui-ci transite par des banques ayant des systèmes de traitement automatique ouverts 24h/24. Exemple d&#8217;un paiement en plus de 24h   Ci-après un schéma indiquant le cheminement d&#8217;un paiement innitié à 10h heure de Paris (Central European Time).   L&#8217;importance du last mile D&#8217;après une étude réalisée par SWIFT (source [4]) sur les applications de paiement pour particuliers et PME (90 banques et établissement de paiement testés), 90% des paiements passant par SWIFT atteignent la banque du bénéficiaire en moins d&#8217;une heure. Les délais sont donc le fait de la banque du bénéficiaire entre la réception du paiement et son crédit au compte du bénéficiaire, appelé par SWIFT le last mile. En 2020, le G20 a établi une feuille de route pour améliorer la rapidité, le coût, la transparence et l&#8217;accès aux paiements transfrontaliers, en collaboration avec le Conseil de stabilité financière (FSB), entité international en</p>
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		<title>Les avances en devises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2026 06:00:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Risque de change pour les entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les avances en devises Risque de change pour les entreprises 26 mai 2026 → Catégorie : Débutant ▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/SOWH63EFYUo Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite d&#8217;un outil de financement accessible aux entreprises importatrices ou exportatrices. Il est la continuation de nos articles Qu&#8217;est ce que le risque de change ? Gestion comptable du risque de change transactionnel, Le risque de change bilanciel et Cas pratique : comment une PME peut elle gérer son risque de change ? et se veut un complément pratique. Il sera utile aux décideurs responsables de la gestion du financement et du risque de change en entreprise. Définition   Les avances en devises (AED) sont des crédits de trésorerie (court terme, soit d&#8217;une durée d&#8217;un maximum de 1 an) permettant à une entreprise de se financer dans une devise autre que sa monnaie principale. Une AED peut être similaire à de l&#8217;escompte bancaire classique. C&#8217;est à dire la cession par l&#8217;entreprise à  la banque d&#8217;une créance en échange d&#8217;un paiement immédiat, déduction fait des intérêts. En cas de non règlement de la créance, l&#8217;entreprise doit rembourser la banque elle-même. La seule différence est que la créance est en devise. C&#8217;est le cas le plus général pour les entreprises exportatrices (AED export). Une AED peut ne pas être lié à une créance existante (une facture émise) mais à un contrat, notamment en cas d&#8217;opération de réexport. C&#8217;est le cas le plus général pour les entreprises importatrices (AED import). AED export C&#8217;est un mode de financement à court terme en devise du montant d’une exportation de marchandises ou d’une prestation de service dans l&#8217;attente du règlement en provenance de l&#8217;étranger. L’emprunt est généralement garanti par la créance en devise. L’entreprise exportatrice peut vendre les devises obtenues, ce qui permet de bénéficier d’une trésorerie en euros correspondant à la contre valeur de la créance qu’elle détient sur son client étranger. L’entreprise rembourse la banque avec les devises reçues de son client. Le taux d&#8217;intérêt peut être inférieur à un financement en euros, par exemple en yen ou en francs suisses. L&#8217;AED doit normalement permettre d’ajuster la durée du crédit à la date effective de règlement du client étranger. Exemple d&#8217;AED export En t, un exportateur européen vend des machines-outils pour 10 000 000 dollars américains (USD). Il se couvre par une avance en devise. Les hypothèses : taux à 3 mois sur le dollar (T bill ou SOFR) : 3,70% ; marge commerciale de la banque : 1% ; taux de change au comptant EURUSD : 1,1640 / 1,1650  (Sources : [1]) L’exportateur emprunte X dollars à 90 jours au taux du marché + marge avec X tel qu’en t+90, le montant à rembourser soit de 10 000 000 dollars En t, il reçoit de son banquier la somme X : 10 000 000 x (1- ((3,7% + 1%) x 90 / 360)) = $ 9 882 500,00 ; il s&#8217;agit de la formule du taux d&#8217;escompte, généralement utilisée pour l&#8217;escompte d&#8217;une créance commercial (une AED export peut être considéré comme l&#8217;escompte d&#8217;une créance commerciale, avec le cas particulier que la créance est en devise). Si la formule utilisée était celle du précompté le calcul serait de 10 000 000 / (1 + (3,7% + 1%) x 90 / 360) = $ 9 883 864,59 ; ce serait plus avantageux pour le client. Il vend les dollars au comptant et obtient : 9 882 500,00 / 1,1650 = 8 482 832,62 € ; nos lecteurs se rappellerons que la fourchette est contre eux (voir notre article sur Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une opération de change au comptant ? La cotation d&#8217;une devise expliquée). En t+90, il reçoit 10 000 000 dollars de son client et les verse à sa banque en remboursement de l&#8217;AED. Double avantage : le produit de la vente en euros est fixé (couverture du risque de change), et l’entreprise finance son actif circulant (en encaissant aujourd’hui au lieu de dans 90 jours). AED import Il s&#8217;agit d&#8217;une AED qui permet à l’importateur de payer comptant ses fournisseurs étrangers sans grever sa trésorerie. Le risque pour la banque s’analyse comme un crédit court terme. La ligne est autorisée en fonction des besoins de l’entreprise et peut rendre nécessaire la mise en place de garanties. Le coût peut être selon la devise empruntée, inférieur à un financement en euros. Pas de risque de change si l’entreprise a des encaissements prévus dans la même devise que celle du financement. Sinon, l’entreprise supporte le risque de l’appréciation de la devise empruntée. Il s&#8217;agirait d&#8217;une forme de carry trade (voir notre article sur le carry trade) « partiel ». En effet dans un carry trade classique l&#8217;opérateur emprunte dans une devise à taux d&#8217;intérêt faible pour placer dans une devise à fort rendement. Ici il s&#8217;agit uniquement d&#8217;emprunter dans une monnaie à taux d&#8217;intérêt faible. Évidemment une telle stratégie relève de la spéculation et ne peut être recommandée à une entreprise. Le cas typique d&#8217;utilisation d&#8217;une AED import est celui d&#8217;une entreprise qui importe des matières premières ou des marchandises pour les transformer puis les revendre dans la même devise de facturation. Exemple d&#8217;AED import Voici un exemple proposée par une banque marocaine :  « Le refinancement en devises des importations : Il permet à l’importateur de bénéficier d’un financement en devises pour couvrir la période nécessaire à la commercialisation ou à la transformation de ses marchandises et ce, au cas où les délais accordés par le fournisseur sont insuffisants ou inexistants. Il permet également une maîtrise totale du risque de change des opérations de financement en devise par la souscription à une couverture à terme. En général, ce mode de financement en devise est utilisé lorsque le différentiel de taux d’intérêt est avantageux pour la devise étrangère par rapport à la devise locale. » (Source [2]). L&#8217;exemple est</p>
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		<title>Risque de change pour les PME : notions de marché à connaitre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 08:21:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Risque de change pour les PME : notions de marché à connaitre Risque de change pour les entreprises 19 mai 2026 → Catégorie : Débutant ▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/A3WhcGpOKKI Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite de notions de marché de base concernant le marché des changes. Il est la continuation de nos articles Qu&#8217;est ce que le risque de change ? Gestion comptable du risque de change transactionnel, Le risque de change bilanciel et Cas pratique : comment une PME peut elle gérer son risque de change ? et se veut un complément de culture générale appliquée. Il sera utile aux décideurs responsables de la gestion du risque de change en entreprise ou aux particuliers exposés au risque de change. Distinguer les devises majeures des émergentes Il n&#8217;y a pas de liste officielle des devises majeures, mais sont généralement considérées comme majeures l&#8217;euro (EUR), le dollar américain (USD), le yen (JPY), le franc suisse (CHF), le dollar canadien (CAD), le sterling (GBP). On peut aussi inclure le dollar australien (AUD) et le dollar néo-zélandais (NZD). A noter que, bien que la Chine soit la deuxième économie mondiale en termes de PIB, et l&#8217;Inde la 5ème. Leurs devises sont toujours considérées comme mineures (ou émergentes) aux vu des restrictions sur les opérations de change qui engendrent un faible volume d&#8217;opérations. La catégorisation en devise majeure et mineure dépend principalement de la liquidité. Le yuan chinois en particulier, bien qu&#8217;il soit impliqué dans une part des échanges plus importante que l&#8217;AUD, le CAD, le CHF et le NZD (voir Le marché des changes, fonctionnement et ordres de grandeur) n&#8217;est généralement pas encore considéré comme une majeure. Un risque de change sur une devise majeure est bien plus facile à gérer qu&#8217;un risque de change sur une devise émergente, et moins coûteux grâce à la liquidité de ces devises. Pour les devises émergentes il est parfois nécessaire de recourir à des NDF (voir notre article sur les NDF). La volatilité sur les devises émergentes est plus importante que sur les majeurs et peut exploser en cas de crise spécifique concernant le pays ou bien de crise financière mondiale sans lien avec le pays. Ce dernier aspect peut sembler illogique voir injuste, c&#8217;est néanmoins une réalité des marchés financiers. Qu&#8217;est ce qui fait bouger les devises ? Nous abordons le sujet des facteurs affectant dans nos articles Comment essayer de prévoir l’évolution des changes ? et celui des théories économiques dans Autres théories économiques appliquées au marché des changes. Ces analyses se basent sur des facteurs de long terme comme la croissance économique, l&#8217;inflation, les taux d&#8217;intérêt et la balance des paiements. Elles permettront d&#8217;expliquer les tendances de long terme, sur 5 à 10 ans. A plus court terme, par exemple sur une période de 3 à 6 mois qui est généralement celle d&#8217;une opération commerciale, les mouvements des taux de change sont plus erratiques. Ils dépendent notamment de la perception du risque sur le marché, aussi qualifié de sentiment de marché. Si le marché est optimiste (bull en jargon boursier), cela profitera à certaines devises, à l&#8217;inverse, s&#8217;il est pessimiste (bear, cela profitera à d&#8217;autres. Enfin, à très court terme, c&#8217;est à dire pendant la journée (intraday) ou à quelques jours, les cours de change seront influencés par des annonces économiques, qualifiées de market movers. Devises risk-on et risk-off Toutes les devises majeures ne réagissent pas de la même manière en période de stress sur les marchés financiers. Certaines devises sont perçues comme des valeurs refuges tel le CHF et le JPY, c&#8217;est aussi le cas de l&#8217;euro. En période de crise, qualifiée de risk-off, ces devises vont généralement monter. A l&#8217;inverse, en période d&#8217;appétence pour le risque, qualifiée de risk-on, ces devises vont baisser. L&#8217;USD, le CAD, l&#8217;AUD et le NZD sont considérées comme des devises risk-on. Attention, cette classification n&#8217;est pas absolue, elle dépend de la nature de la crise. Pierre Debru de Wisdom Tree dans son article Defensive Assets: Risk-on or Risk-off, what is driving currency performance ? de février 2020 classe l&#8217;USD en devise risk-off. En fait, cela dépend des périodes. Il est donc important de savoir quelle est l&#8217;appréciation du marché au moment de la prise de risque, si tant est que cela puisse être anticipé. Dans le contexte de fin 2025 où le risque anticipable est celui d&#8217;une bulle de l&#8217;IA, le dollar devrait baisser en cas de dégonflage de cette bulle (ca y est, l&#8217;auteur de ces lignes se jette à l&#8217;eau pour une prévision !). Dans le graphique ci-après, la variation de prix de différentes devises est comparée à l&#8217;euro en période de crise. Les equity drowndown sont des fortes baisses des actions, indicateur par excellence du sentiment de marché face au risque. Source : Pierre Debru, Wisdom Tree, 2020  Les market movers A très court terme, les devises sont affectées des annonces spécifiques et particulièrement celle qui concerne les différentiels de taux d&#8217;intérêt (réels ou nominaux). Si les taux d&#8217;une devise montent, la devise d&#8217;apprécie, et vice versa. Le marché sera donc sensible aux : surprises sur les taux directeurs, si la décision de la banque centrale est différente de celle anticipée par le marché, l&#8217;effet est immédiat annonces des banquiers centraux. Si celles-ci sont perçues comme accommodantes (dovisch, c&#8217;est à dire dans le sens d&#8217;une baisse des taux d&#8217;intérêt favorable pour l&#8217;activité économique qui est stimulée par des taux bas), c&#8217;est négatif pour la devise. A l&#8217;inverse si les annonces sont perçues comme restrictives (hawkish, c&#8217;est à dire dans le sens d&#8217;une hausse des taux d&#8217;intérêt), c&#8217;est positif pour la devise. surprises sur les publications d&#8217;inflation. Le taux d&#8217;intérêt réel étant la différence entre le taux d&#8217;intérêt nominal et le taux d&#8217;inflation. Il est important de comprendre que le marché n&#8217;est pas sensible aux chiffres publiés en eux-mêmes mais à</p>
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		<title>Cas pratique : comment une PME peut elle gérer son risque de change ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 08:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Risque de change pour les entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cas pratique : comment une PME peut elle gérer son risque de change ? Risque de change pour les entreprises 12 mai 2026 → Catégorie : Débutant ▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/NluyIGPOmoE Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Facebook LinkedIn YouTube Cet article traite des principes de base de gestion du risque de change pour une PME. Il est la continuation de nos articles Qu&#8217;est ce que le risque de change ? Gestion comptable du risque de change transactionnel et Le risque de change bilanciel et se veut une introduction à la stratégie de gestion du risque de change dans une entreprise. Nous y exposons la nécessitée de mesurer le risque de change et de définir une politique de couverture. La nécessité d&#8217;une politique de gestion des risques de change Commençons par reconnaitre que, pour une entreprise ayant des flux de ventes continus en devises, il n&#8217;est pas logique de vendre les devises maintenant pour des années à l&#8217;avance ! Cela reviendrait en quelque sorte à vendre la peau de l&#8217;ours avant de l&#8217;avoir tué. Il y aura donc toujours un risque à moyen terme qui normalement se gère par l&#8217;augmentation des prix des produits ou services vendus par l&#8217;entreprise. D&#8217;après les informations publiques disponibles dans les rapports financiers des grandes entreprises cotées en bourse, la plupart ne couvrent pas la totalité des flux. Les couvertures vont de 50-70% dans le secteur du luxe (car les marges sont plus importantes et permettent d&#8217;absorber un mouvement défavorable du cours de change) à 80-90% dans l&#8217;automobile (secteur où les marges sont plus faibles). Ces couvertures sont généralement à court terme, à un an maximum. Dans les cas particuliers de cycle de vente long, par exemple Airbus ou le bâtiment, les couvertures sont indispensables et ajustées sur la durée. Paradoxalement, plus une entreprise est petite et plus son activité internationale est nouvelle et sporadique, plus elle devra anticiper et couvrir son risque de change. En effet, sur une opération sporadique le risque est plus grand que sur une pluralité d&#8217;opérations étalées dans le temps, pour lesquelles les variations à la hausse et à la baisse peuvent se neutraliser. Il s&#8217;agit d&#8217;un risque asymétrique car en cas de variation favorable certes il y a un gain financier imprévu, mais en cas de variation défavorable la marge peut diminuer jusqu&#8217;à devenir négative. C&#8217;est la raison majeure de la nécessité de couverture, car le scenario négatif peut être inacceptable.&#160; Les principaux critères de décision sont les suivants : S&#8217;agit-il d&#8217;une opération importante en proportion du chiffre d&#8217;affaire total ? La marge de cette opération est elle faible ? Question liée au secteur d&#8217;activité mais pas que. Le délai entre la fourniture du devis et le paiement final est il important ? La devise de facturation est-elle volatile ? Si la réponse est oui, notamment pour les deux premières questions, nous conseillons de couvrir le risque de change de l&#8217;opération. L&#8217;anticipation Le risque pour l&#8217;entreprise est que la temporalité de la gestion du risque de change ne soit pas alignée avec la temporalité opérationnelle. Pour dire la même chose avec moins de diplomatie, que la fonction commerciale signe le deal avant que la fonction financière ne soit prête à mettre en place la couverture de change. Pour cette raison, la fonction financière de l&#8217;entreprise doit être avertie de la possibilité de signer un contrat en devises dès que les opérationnels (fonction commerciale ou fonction achats) en considèrent la possibilité. De cette manière, il sera possible de formuler explicitement une politique de gestion du risque de change. Pas la peine de rédiger un roman, car « Ce que l&#8217;on conçoit bien s&#8217;énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.&#160;» (Nicolas Boileau, 1636-1711). Nous conseillons la mise en place des actions suivantes : 1) Consulter et s&#8217;approprier les historiques de prix de la devise, idéalement d&#8217;une source officielle telle que le fixing de BCE, les données sont les mêmes que ceux du fixing Banque de France. A défaut utiliser une source indépendante comme Yahoo Finance ou Investing.com. En extraire les données suivantes : en séparant par période par exemple dernier mois écoulé, 3 derniers mois, 6 derniers mois, dernière année, 3 dernières années, 10 dernières années et en isolant les cours les plus haut, les plus bas et les moyennes. 1 bis) Idéalement, calculer la volatilité de la devise, ce n&#8217;est pas si compliqué que cela et grâce à l&#8217;aura des mathématique cela peut vous permettre de décrocher une augmentation ! (c&#8217;est de l&#8217;humour). Nous expliquons la méthode dans notre article Qu&#8217;est-ce que la volatilité. Il est possible d&#8217;en tirer de jolis graphiques à montrer au Codir comme celui de notre article Historique de la volatilité EURUSD. 2) Se former rapidement au calcul des cours de change à terme, c&#8217;est facile et expliqué dans notre article Qu&#8217;est-ce que les points de swap ?. Vous pouvez même vous construire un pricer, voir notre article Comment créer un pricer de change à terme ?. A ce stade, une augmentation est garantie ! (re humour). Etre capable de calculer soi même permettra d&#8217;estimer la marge de vos banques contreparties sur les opérations de change. Attention à ne pas être trop sûr de soi car les calculs de change à terme nécessitent des hypothèses de taux d&#8217;intérêt sur lesquels il faut rester humble. Cela permettra néanmoins de discuter des taux de change à terme avec l&#8217;interlocuteur bancaire en connaissance de cause. 3) La troisième étape est de discuter avec les banques pour valider la possibilité de réaliser des opérations de couverture de change à terme. C&#8217;est ici que l&#8217;anticipation est la plus importante car les banques mettrons du temps à valider les différentes étapes nécessaires. Plus de temps qu&#8217;il n&#8217;est faut pour signer un contrat ! Les banques ont des contraintes de différentes sortes, les principales sont les lignes de crédit :</p>
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		<title>Le risque de change bilanciel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dylan Denechere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 08:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Risque de change pour les entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le risque de change bilanciel Risque de change pour les entreprises 5 mai 2026 → Catégorie : Approfondissement▲▲ Retrouvez cet article en vidéo https://youtu.be/8YXaUolB_Qs Écoutez aussi la version audio Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée Écouter le podcast Afin d&#8217;affiner votre compréhension sur le sujet, nous vous invitons à poursuivre avec l&#8217;article qui suit : Cet article traite du risque de change bilanciel, c&#8217;est à dire porté au bilan. Il est la continuation de notre article Qu&#8217;est ce que le risque de change ? dans lequel nous définissons le risque de change transactionnel et a pour objet de décrire la gestion comptable de ce risque. La compréhension du risque de change bilanciel et utile à tous investisseurs envisageant un placement ou un financement en devise étrangère, et plus particulièrement à tout décideur d&#8217;entreprise exposée à ce risque. Définition Tout opération commercial expose à un risque de change transactionnel (voir nos articles Qu&#8217;est ce que le risque de change ? et Gestion comptable du risque de change transactionnel). Ces opérations apparaissent au bilan en compte clients ou fournisseurs avant leur paiement. Néanmoins, de part la nature généralement cours terme de ces créances, elles créées un risque qualifié de transactionnel. La distinction entre court terme et long terme est généralement de 1 an. Dans cet article, nous qualifions de bilanciel les éléments de haut de bilan : à l&#8217;actif des immobilisations financières (participation dans une filiale étrangère) et au passif des dettes en devise. Les pertes occasionnées par des filiales étrangères sont fréquentes et bien documentées. Nous recommandons la lecture de cet article (source [1]) qui évoque les fortes pertes survenu en 2013 suite à la baisse du réal brésilien. Sans parler des variations de change extrêmes qui surviennent lors des crises, la volatilité habituel des devises est fortement impactant et donne lieu à une communication financière de plus en plus fourni.  (source [2]) Le risque de change sur l’actif net des filiales étrangères Lorsque qu&#8217;un groupe possède des titres d&#8217;une société étrangère en dehors de la zone euro, ce groupe est exposé à un risque de change sur cet investissement en devises étrangères, dans les comptes consolidés cette exposition au risque de change se matérialise de la façon suivante : actif net de la filiale + écart d&#8217;acquisition. S&#8217;agissant d&#8217;une entité étrangère celle-ci possédant des actifs en devises et supportant des dettes en devises, l&#8217;exposition au risque de change correspond au montant des capitaux propres également dénommé actif net (des passifs). A cet actif net s&#8217;ajoute l&#8217;écart d&#8217;acquisition s&#8217;il existe. En conséquence, à chaque clôture en fonction de l&#8217;évolution des taux de change, l&#8217;incidence des variations du cours des devises sera positionnée dans la rubrique écart de conversion. Une variation positive traduit un effet change favorable, c&#8217;est à dire que la devise de l&#8217;entité s&#8217;est valorisée par rapport à la monnaie de consolidation, l&#8217;euro s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une société mère établissant ses comptes en euro. A l&#8217;inverse, si la variation de l&#8217;écart de conversion est négative, l&#8217;effet change est défavorable sur la période. Le solde de la rubrique écart de conversion traduit l&#8217;effet change favorable ou défavorable depuis l&#8217;entrée de l&#8217;entité dans le périmètre de consolidation. Plusieurs techniques existent pour parvenir à couvrir l’exposition au risque de change de l’actif net de filiales en devises : Adossement de l’actif au passif, il s’agit d’augmenter le passif en devises pour diminuer l’exposition au risque de change. En effet, si l’actif net en devises diminue, les dettes en devises diminuent également. Couvertures de marché avec un recours à des instruments financiers dérivés, par exemple des ventes à terme de la position nette en devise réduisent l’exposition au risque de change. On parle de couverture NIH (net investment hedge) Exemple Prenons l&#8217;exemple bien connu de la participation de Renault dans Nissan. Cette participation est évaluée à 15,6 milliards d&#8217;euros fin 2023. Renault à mis en place une couverture partielle de l&#8217;investissement dans Nissan qui rapport 202 millions d&#8217;euros en 2024. Renault mentionne aussi des Ecarts de change résultant de la conversion des activités dans les économies hyperinflationistes. Il s&#8217;agit de l&#8217;Argentine. Avec la forte baisse du yen en 2025, passé de 163,06 (fixing BCE 31/12/2024) à 180 au 03/12/2025, la couverture va rapporter en 2025. Source : Renault, rapport d&#8217;activité exercice 2024, page 22 Nous constatons les écarts de change constatés en résultat. Source : Renault, rapport d&#8217;activité exercice 2024, page 22 Nous constatons la part importante de Nissan dans les actifs non courants. Source : Renault, rapport d&#8217;activité exercice 2024, page 23 Nous constatons que l&#8217;écart de change négatif (chiffre entre parenthèse) vient diminuer les fonds propres de Renault. La conversion des comptes d&#8217;une filiale consolidée Dans un bilan consolidé, la société mère doit consolider les filiales dont elle détient plus de 50% des titres. La monnaie de présentation du Groupe est l’euro.  La monnaie fonctionnelle des sociétés étrangères est généralement leur monnaie locale. Dans les cas où la majorité des transactions est effectuée dans une monnaie différente de la monnaie locale, c’est cette première qui est retenue. Les comptes des sociétés étrangères du Groupe sont établis dans leur monnaie fonctionnelle, leurs comptes étant  ensuite convertis dans la monnaie de présentation du Groupe de la manière suivante : les postes de la situation financière, à l’exception des capitaux propres qui sont maintenus au taux historique, sont convertis au taux de clôture ; les postes du compte de résultat sont convertis au taux moyen de la période ; l’écart de conversion fait partie des autres éléments du résultat global et n’affecte donc pas le résultat net. Les goodwills dégagés lors d’un regroupement avec une société étrangère sont traités comme des actifs et des passifs de l’entité acquise. Ils sont donc exprimés dans la monnaie fonctionnelle de cette entité et convertis en euros au taux de clôture. Lors de la cession d’une société étrangère, les différences de conversion accumulées sur ses actifs et passifs sont transférées en résultat net. Plusieurs taux de change sont utilisés : Le taux de change historique : pour les fonds propres et</p>
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